LA GENETIQUE
C'est la science de
l'hérédité. La génétique classique s'intéresse aux règles de la
transmission des caractères, en particulier chez les organismes
supérieurs.
La génétique moléculaire
étudie les règles fondamentales de l'hérédité au niveau moléculaire
(ADN, ARN, protéine).
La génétique appliquée se
consacre entre autres, à la production de plantes et d'animaux
particulièrement rentables et intéressants sur le plan économique.
Cette forme de génétique est très ancienne. L'être humain a pu ainsi
énormément élargir son alimentation par sélection et croisement de
semences de plantes particulièrement productives. Il a également
appliqué ces méthodes à l'élevage.
Données essentielles de génétique féline
Texte de Marie Abitbol
L’ADN et l’information génétique
La majeure partie de l’ADN (acide
désoxyribonucléique) d’une cellule est située dans son noyau. Il se
compose de deux brins qui s’enroulent pour former une double hélice
dextre. Chaque brin est formé d’unités élémentaires appelées des
nucléotides. Ces nucléotides sont formés d’une base azotée associée
à un sucre, le désoxyribose et à un groupement phosphate. Il existe
quatre bases différentes regroupées en deux types : les bases
puriques avec l’adénine (A) et la guanine (G) et les bases
pyrimidiques avec la cytosine (C) et la thymine (T).
La double hélice d’ADN se forme grâce aux liaisons
faibles engagées entre les bases.
La succession des bases le long du brin de l’ADN est
aussi appelée séquence de l’ADN. Cette séquence porte l’information
génétique. La plus grande partie du génome nucléaire est dite « non
codante ». Une infime partie (environ 10%) est transcrite en ARN
(acide ribonucléique), puis traduite en protéine. Il existe vingt
acides aminés différents qui peuvent entrer dans la constitution des
protéines.
L’enchaînement des acides aminés pour former la
protéine est obtenu par la lecture des nucléotides en triplets
(codons), c'est-à-dire qu’un ensemble de trois nucléotides code pour
un acide aminé déterminé. La relation triplet/acide aminé est appelé
code génétique. Une des particularités du code génétique est qu’un
acide aminé peut être codé par plusieurs codons : c’est la
redondance du code génétique. Ainsi, il existe 64 codons, avec 61
codons représentant 20 acides aminés et trois codons stop.
Chromosome et caryotype
Le chromosome est la forme compactée de l’ADN, il est
constitué de deux chromatides reliées au centre par le centromère et
dont les extrémités sont appelées télomères. Les cellules renferment
deux exemplaires identiques de chaque chromosome, exception faite de
la paire de chromosomes sexuels chez le mâle des Mammifères qui se
compose d’un chromosome X et d’un chromosome Y (la femelle ayant
deux chromosomes X). Ces chromosomes sexuels sont appelés gonosomes
et les chromosomes non sexuels sont appelés les autosomes.
L’ensemble des chromosomes, triés et rangés par paire, forme le
caryotype qui est caractéristique de l’espèce concernée. Le chat
possède 19 paires d’autosomes plus la paire de chromosomes sexuels
(38XX ou 38XY).
Gène, locus, allèle, génotype, dominance et
récessivité
Les gènes sont situés sur les chromosomes et
représentent les unités structurales et fonctionnelles de
l’information génétique. Un gène est une séquence de nucléotides
contenant l’information nécessaire pour la production régulée d’un
ARN et dans la plupart des cas de la protéine ou du polypeptide
correspondant.
Sur un chromosome, l’emplacement physique d’un gène,
c'est-à-dire sa localisation, est appelé le locus du gène (loci au
pluriel). Certains loci sont occupés par le gène « sauvage » ou
normal, caractéristique de l’espèce. D’autres loci peuvent présenter
des variants obtenus par mutation. Les différents variants du même
gène sont appelés des allèles. Un locus peut posséder plusieurs
allèles différents mais chaque individu reçoit, pour un gène donné,
un allèle venant de son père et un venant de sa mère. Il peut donc
exister plusieurs allèles pour un même gène mais un individu ne
possède au maximum que deux formes allèliques pour un même gène. Si
un individu possède deux allèles identiques, il est dit homozygote
pour ce gène. S’ils sont différents, l’individu est dit hétérozygote
pour ce gène. Le plus souvent, l’individu hétérozygote possède
l’allèle sauvage et l’allèle muté. Cependant, il peut posséder deux
allèles mutés et différents de ce gène.
Le génotype représente l’ensemble de la composition
allélique des différents gènes de l’individu concerné. Le phénotype
étant l’expression du génotype. Généralement chez un individu
hétérozygote, un seul des deux allèles s’exprime : c’est l’allèle
dit dominant. L’allèle présent sans s’exprimer est l’allèle dit
récessif.
Génétique de la myopathie héréditaire du Rex Devon et
du Sphynx
Texte de Marie Abitbol
La myopathie héréditaire (spasticité) est une maladie
héréditaire qui se transmet sur le mode autosomique récessif.
Les mâles et les femelles sont atteints dans les
mêmes proportions et les parents des animaux malades, s’ils ne sont
pas eux même malades, sont hétérozygotes et sont appelés porteurs
sains ou obligatoires. L’accouplement de deux porteurs sains produit
en moyenne un quart de mâles et de femelles d’une portée, touchés
par la maladie. L’accouplement d’un porteur sain et d’un malade
produit en moyenne la moitié de la portée de malades (mâles et
femelles confondus). Les individus malades (forcément homozygotes)
accouplés entre eux ne donnent que des individus malades. Enfin,
dans une population donnée, de nombreux individus peuvent être
porteurs sains. L’usage d’accouplements consanguins, dans la
population, entraînera une augmentation de la fréquence de la
maladie.
|